RADIO(S)

Alerte info




«Il n’y a pas une date unique, il y a une semaine», a déclaré la présidente du syndicat majoritaire, à l’issue d’une réunion pour déterminer les modalités de la mobilisation. «Les équipes départementales FDSEA et JA se concertent pour organiser des événements, en fonction de leur actualité départementale. Ceux qui ont une assemblée générale ou un intervenant national qui vient parce qu’on est en campagne (pour le renouvellement des) chambres (d’agriculture NDLR), ils ne vont pas faire ça le même jour», a-t-elle expliqué.

Pas de liens avec les Gilets jaunes

«Ce n’est pas un jour, une heure, un lieu, c’est une consigne sur des sujets de revendication», a insisté Mme Lambert. Elle a souligné que ce mouvement ne rallierait pas les «gilets jaunes»: «ils ont voulu un mouvement apolitique, asyndical, je respecte», a déclaré Mme Lambert, évoquant «des problématiques spécifiques sur nos domaines».

Les préfectures et les parlementaires visés

«Évidemment, les préfectures et les parlementaires seront des objectifs et des lieux où nous porterons nos revendications, dans la responsabilité et le respect des personnes et des biens, en corps intermédiaire responsable. Pour la forme, je ne sais pas, ce n’est pas encore arrêté, ça se prépare», a indiqué Mme Lambert.

Des agriculteurs humiliés par « la culture start-up » d’Emmanuel Macron

Au premier rang des préoccupations, l’«agri-bashing», qualifié par Mme Lambert de «matraquage des agriculteurs». Citant notamment la plateforme glyphosate mise en place par le gouvernement, par le biais de laquelle les agriculteurs peuvent déclarer leur sortie des usages de cet herbicide controversé, afin de partager leur expérience, Mme Lambert a estimé que «les agriculteurs se sentent humiliés».

Les agriculteurs veulent une application au 1er janvier

Concernant l’annonce par le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume du report des ordonnances de la loi Agriculture et Alimentation, Mme Lambert a prévenu: «c’est reporté mais il ne faut pas qu’il y ait de reculade de la part du gouvernement». «L’important c’est que ça puisse s’appliquer au 1er janvier», a-t-elle insisté.

Partager