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Dans certaines villes de France, la fête d'Halloween s'est transformée en agression. Des appels sur les réseaux sociaux pourraient être en cause.

La fête d'Halloween a mal tourné, jeudi 1er novembre 2018 dans certaines villes de France. Tout serait parti de messages relayés sur les réseaux sociaux, demandant de s'habiller en noir, précisant que "les armes sont autorisées", et appelant à brûler "tout ce que vous voyez, voitures, poubelles, etc". Des appels à une "purge". Une référence à un film américain dans lequel, une fois par an, tous les crimes sont permis. Lors de la nuit d'Halloween, des incidents ont éclaté à Lyon (Rhône), Étampes (Essonne), Metz (Moselle), à Rennes (Ille-et-Vilaine) et dans d'autres villes d'Essonne.

La nuit d'Halloween, mercredi 31 octobre 2018 soir, a été pour le moins tendue. Des violences sont survenues dans plusieurs villes de France. Un bilan provisoire fourni à la mi journée par le ministère a fait état de 116 interpellations "qui ont donné lieu à 82 gardes à vue". Dénonçant des faits "totalement anormaux et scandaleux", Christophe Castaner a indiqué avoir porté plainte après des violences contre des policiers. Le nombre d'incidents reste toutefois "largement inférieur" aux années précédentes.

Douze personnes interpellées à Lyon. Ainsi à Lyon, douze personnes ont été interpellées dans la soirée, essentiellement des mineurs âgés de 12 à 16 ans, pour bousculades et jets de projectiles dans le centre-ville. Les pompiers du Rhône ont également effectué de nombreuses interventions pour des feux de poubelles ou de voitures à Lyon, dans les communes environnantes, ainsi qu'à Givors et Villefranche-sur-Saône.

Policiers visés, vitrines caillassées en Essonne. Des groupes d'hommes cagoulés armés de pierres et de barres de fer se sont par ailleurs attaqués à des policiers ou à des vitrines de magasins en région parisienne. A Étampes, dans l'Essonne, une vingtaine de personnes, visage dissimulé ont pillé une enseigne de sport. Des policiers, qui étaient en train d'intervenir sur une voiture en feu, ont également reçu des tirs de mortiers. Un peu plus loin, à Montgeron, trois personnes ont pris d'assaut une épicerie. Ils ont caillassé les policiers qui les poursuivaient puis ont jeté une bouteille d'acide sur les fonctionnaires. Une mineure de 13 ans, impliquée dans cet incident, a été interpellée.

Un ado "sérieusement" blessé à Rennes. A Rennes aussi, un adolescent de 15 ans a été "sérieusement" blessé par un tir de lanceur de balles, alors qu'il lançait des projectiles en direction des policiers, a indiqué jeudi 1 novembre 2018 le parquet qui a ouvert deux enquêtes. L'adolescent a été blessé à la tempe et s'est vu prescrire 30 jours d'interruption totale de travail. La première enquête vise "à faire la lumière sur les violences commises contre les policiers", selon le parquet, qui a précisé qu'un policier avait été "légèrement blessé au visage". La deuxième enquête, confiée à l'Inspection générale de la police nationale, vise "à déterminer les circonstances exactes de ces blessures que le jeune a subies et à vérifier si l'usage de l'arme est conforme aux conditions légales du recours à la force par les policiers". L'adolescent, qui était toujours hospitalisé jeudi 1 novembre 2018, doit être entendu en qualité d'auteur et de victime par les deux services de police. Sa famille devrait déposer plainte.

Deux policiers légèrement blessés à Toulouse. Ailleurs en France, des voitures ont été incendiées à Poitiers, des arrêts de bus ont été endommagés à Metz, précise la presse régionale. A Nantes, des voitures ont été brûlées et trois mineurs ont été interpellés, détaille Radio Tongossa. À Toulouse deux personnes ont été placées en garde à vue après avoir blessé légèrement deux policiers, indique Beplay TV. Deux personnes mineures ont été également interpellées à Strasbourg après des échauffourées dans les quartiers sensibles de la ville avec les forces de l'ordre. 

Un lien avec l'appel à la purge ? Ces incidents ont-ils un lien avec les appels à la purge contre les policiers lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux ? Difficile de le dire. Car les violences

urbaines sont légion le soir d'Halloween. L'an dernier, à Lyon, des violences étaient déjà survenues à cette occasion. En 2016 et en 2017, à Rennes, rappelle Radio Tongossa, les pompiers et la police étaient intervenus à plusieurs reprises pour des jets de projectiles et des feux de poubelles et de véhicules. Jeudi 1 Novembre 2018, Christophe Castaner a indiqué qu'il y avait eu "moins de débordements" au total, que l'an passé pour cette nuit d'Halloween, car "15.000 membres des forces de l'ordre" ont été mobilisés. Le ministre ajoute toutefois que la purge est "une menace sur celles et ceux qui incarnent la République et la sécurité de nos citoyens". 


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